Fin de partie pour l'ARENH. Instauré en 2011 par la loi NOME, ce mécanisme permettait aux fournisseurs alternatifs d'acheter jusqu'à 100 TWh d'électricité d'origine nucléaire à 42 €/MWh. Il a été remplacé au 1er janvier 2026 par le Versement Nucléaire Universel.
Une mécanique radicalement différente
Le VNU fonctionne comme un contrat pour différences (CfD). Lorsque les prix de marché dépassent un corridor supérieur (environ 70 €/MWh), EDF reverse la différence aux consommateurs via un versement redistribué par les fournisseurs. À l'inverse, lorsque les prix descendent sous un corridor inférieur, un complément est prélevé.
Conséquences pour les entreprises
Les contrats à prix fixe restent la meilleure protection contre la volatilité, mais leur prix de référence n'est plus déformé par l'ARENH. Les contrats indexés marché bénéficient quant à eux directement du mécanisme de redistribution, sans complexité d'écrêtement.
Ce qu'un courtier doit expliquer à ses clients
Le passage de l'ARENH au VNU n'augmente pas mécaniquement la facture. Il rebat en revanche la comparaison entre offres, car la part "ruban nucléaire" disparaît des structures tarifaires historiques.



